Entrer dans une démarche thérapeutique n’a rien d’évident, même si on éprouve une grande souffrance.
Consulter un « psy » à l’adolescence fait souvent l’objet de débats, voire de conflits, entre parents et adolescent.es.
L’adolescence est une période de vulnérabilité et de construction identitaire : c’est normal qu’il soit difficile de s’appuyer sur les adultes au moment même où il faut s’en différencier pour grandir.
Le thérapeute est un autre adulte dans la vie de l’adolescent.e. Il n’est pas neutre, mais il n’est pas investi des mêmes affects que les parents.
Le rôle du thérapeute est d’aider chaque jeune à trouver une forme de thérapie qui lui convient, à ce moment de sa vie.
Le but de la thérapie est de permettre à une personne d’exprimer sa demande et de travailler avec le thérapeute sur les symptômes qui lui posent problème (et pas sur ce qui pose problème à ses parents).
Ce travail peut prendre différentes formes, plus ou moins structurées, selon les besoins : discussion en face à face, analyse de situations, usage d’outils de médiation comme les images, les jeux coopératifs, l’écriture…
Souvent, des temps d’échange avec les parents sont aussi nécessaires. Parfois, les parents sont invités à engager un travail thérapeutique pour eux-mêmes.
Je ne suis pas psychologue mais j’ai une longue expérience avec les adolescent.es. Qu’est-ce qui différencie ma consultation d’une consultation psychologique « classique » ?
- une capacité à prendre en compte les spécificités de l’adolescence dans le travail thérapeutique et à accueillir tous les comportements, même difficiles ;
- une formation pointue et récente sur la psychopathologie spécifique à cet âge (anxiété et dépression, risque suicidaire, scarifications, phobies scolaires, dépendances et consommations…);
- une attention portée au contexte social dans lequel évolue chaque jeune (groupe familial, groupe de pairs, réseaux sociaux, harcèlement scolaire, questions d’orientation sexuelle ou d’identité de genre…);
- une écoute expérimentée et pluridisciplinaire (sciences de l’éducation, sociologie, psychologie clinique);
- une approche thérapeutique plurielle alliant thérapies psychodynamique, cognitivo-comportementale et systémique et mobilisant de nombreux outils pour permettre à chaque jeune de trouver la forme qui lui convient.
